Kiwi

Type de matière organique : Producteur :

Le kiwi est un fruit agricole issu d’un processus de culture qui comprend la pollinisation, la maturation, la récolte, puis le conditionnement avant expédition. Dans le cadre de cette filière, le fruit est contrôlé pour sa maturité et sa qualité avant d’être cueilli, puis transporté vers un packhouse où il est préparé pour le stockage. Il peut entrer dans des procédés de transformation pour devenir du jus, de la purée ou des tranches sèches, selon différents procédés.

Composition organique

Le kiwi est constitué majoritairement d’eau, avec une part organique dominée par les glucides, dont une grande fraction de sucres, et par des fibres alimentaires. Les données disponibles indiquent également la présence de protéines en faible quantité et de lipides très modestes, avec des acides gras saturés à l’état de trace. Le kiwi renferme aussi des acides organiques, et sa composition comprend des composés organiques spécifiques tels que des polyphénols, notamment des acides phénoliques, flavonoïdes, procyanidines et flavonols. Sa teneur en vitamine C est élevée, tout comme la présence de vitamine K1, mais ces éléments relèvent ici de sa composition organique au sens large.

Kiwi, comment recylcer et valoriser ?

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Extraction de molécules d’intérêt

Le kiwi, principalement issu de la production fruitière et des coproduits de transformation, présente un intérêt pour l’extraction de molécules d’intérêt grâce à ses fractions non consommables. Sa composition inclut des fibres, des sucres, des acides organiques, ainsi que des composés bioactifs comme les polyphénols, les flavonoïdes, les procyanidines et les flavonols, avec une teneur élevée en vitamine C. Des travaux montrent que les peaux de kiwi peuvent fournir des extraits antioxydants et antibactériens, tandis que le jus permet d’extraire de l’acide citrique utilisable en industries alimentaire et pharmaceutique. La valorisation des kiwis écartés ou des résidus est donc pertinente, avec des procédés d’extraction déjà étudiés à l’aide de solvants durables, dans une logique de valorisation de coproduits à plus forte valeur ajoutée.

Méthanisation

Le kiwi est ici considéré comme un biodéchet d’origine agroalimentaire, composé majoritairement d’eau et d’une fraction organique riche en glucides, notamment en sucres, avec aussi des fibres alimentaires et des acides organiques. Ces caractéristiques en font une matière pertinente pour la méthanisation, filière qui transforme les biodéchets en biogaz valorisable en énergie et en digestat pouvant servir de fertilisant. L’intérêt dépend toutefois d’une collecte et d’un tri à la source adaptés, afin de sécuriser la valorisation de cette matière organique. La composition du kiwi, très humide et fortement fermentescible, suggère un potentiel de digestion intéressant.

Fabrication d’aliments pour animaux

Le kiwi peut être envisagé comme coproduit végétal pour la fabrication d’aliments pour animaux lorsqu’il est déclassé ou issu de sous-produits, sous réserve de sa qualité sanitaire et nutritionnelle. Sa composition, dominée par l’eau, apporte aussi des glucides, des sucres et des fibres alimentaires, avec des protéines en faible quantité et des lipides très modestes. Cette matière peut donc servir de substitution partielle à des ingrédients conventionnels dans des rations adaptées, notamment pour des animaux d’élevage comme les bovins, les équins et les ovins. En pratique, les restes doivent être préparés par séchage puis broyage avant utilisation, afin de faciliter leur intégration. La filière est déjà structurée pour valoriser des coproduits agroalimentaires à volumes importants, ce qui renforce l’intérêt d’une telle orientation.

Les autres matières organiques

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