Bulbes oignons

Type de matière organique : Producteur :

Les bulbes d’oignons déclassées peut être transformée en un coproduit organique valorisé. Son origine dans le processus de transformation industrielle est variée. Les bulbes proviennent de la fabrication standard où l’oignon est traité pour diverses utilisations alimentaires. Cependant, lors du processus, une part significative de la matière est déclassée pour non-conformité ou atteignant leur date limite de consommation pour la nutrition humaine.

Composition organique

L’oignon présente une composition organique dominée par les glucides, avec une part importante de sucres et de glucides non structuraux, pouvant atteindre 65 % ou plus du poids, ainsi que 7,10 g de glucides pour 100 g nets. Il contient aussi des protides (1,30 g/100 g), des lipides (0,20 g/100 g) et des fibres alimentaires (2,10 g/100 g). À noter, la présence de celluloses, d’acides organiques et d’huiles essentielles, ce qui traduit une matrice végétale riche et diversifiée. Par ailleurs, des composés organiques spécifiques comme la quercétine et ses glycosides, qui représentent 70 % des flavonoïdes totaux, ainsi que le disulfure d’allyle propyle, complètent ce profil. Cette composition explique l’intérêt des différentes filières de valorisation du coproduit ou des biodéchets d’oignon.

Bulbes oignons, comment recylcer et valoriser ?

Greenr vous met en relation avec les débouchés à proximité qui valorise vos matières organiques.

Nos experts sont à votre disposition pour échanger sur le recyclage et la valorisation de vos matières organiques.

Laissez-nous vos coordonnées pour qu’un expert vous rappelle rapidement. Vous pouvez également fixer un rendez-vous pour en discuter quand vous le souhaitez.

Extraction de molécules d’intérêt

Les bulbes d’oignon, issus de la production agroalimentaire, constituent un sous-produit intéressant pour l’extraction de molécules d’intérêt. Leur composition met en évidence la présence de flavonoïdes, notamment de la quercétine et de ses glycosides, ainsi que des composés organosulfurés, des huiles essentielles et des antioxydants. Les pelures de bulbe sont elles aussi décrites comme une source de micronutriments et contiennent des hétérosides de flavonols, des alk(en)yl cystéine sulfoxydes et des thiosulfinates. Des préparations extraites à l’eau ou à partir d’un mélange eau-alcool présentent des propriétés antimicrobiennes et antioxydantes. Cette filière apparaît donc pertinente, surtout si la matière est suffisamment homogène et abondante. En revanche, l’utilisation de bulbes en voie d’altération est à éviter, car elle peut conduire à un produit de mauvaise qualité sanitaire.

Méthanisation

Les bulbes d’oignons déclassés sont des biodéchets végétaux d’origine agroalimentaire, riches en glucides et donc compatibles avec une unité de méthanisation. Leur composition organique, dominée par les sucres et autres matières fermentescibles, en fait une matière intéressante pour produire du biogaz, valorisable en énergie renouvelable, ainsi qu’un digestat utilisable comme fertilisant. La valorisation est présentée comme une solution durable et économique, notamment lorsqu’elle est réalisée en association avec d’autres coproduits ou déchets fermentescibles. L’intérêt repose surtout sur leur fermentescibilité.

Compostage

Les bulbes d’oignons relèvent d’une matière organique végétale issue d’une production agricole ou agroalimentaire, riche en glucides, fibres, celluloses, acides organiques et composés soufrés. Dans la filière compostage, cette composition en fait un biodéchet compatible avec une valorisation en compost normé, stable et commercialisable en agriculture et en maraîchage. L’oignon et ses épluchures sont compostables, avec une décomposition pouvant aller de trois à huit semaines selon leur état et leur taille. L’intérêt agronomique tient aussi à l’apport de nutriments comme le potassium, le phosphore, le calcium et l’azote. En revanche, l’usage doit rester limité et bien mélangé à des matières brunes, car les composés soufrés peuvent ralentir la décomposition.

Les autres matières organiques

Retour en haut