Son de blé
Le son de blé est un coproduit issu de la transformation du blé en amidon de blé. Il apparaît lors de la première étape de ce procédé industriel, lorsqu’une fraction du grain est séparée. Le grain de blé comprend notamment une enveloppe, appelée son, qui représente 13 à 15 % de son poids. Dans le cadre de la meunerie, les issues générées lors de la fabrication de la farine comprennent principalement les sons ; elles sont séparées du produit principal au cours du blutage. Le son de blé se présente donc comme une fraction solide du grain, obtenue en amont de la production finale, avant d’être écartée de la farine blanche ou du flux principal de transformation.
Composition organique
Le son de blé est un coproduit majoritairement constitué de composés fibreux et lignocellulosiques. Sa composition organique comprend principalement des arabinoxylanes (19 à 25 %), des β-(1,3) (1,4)-glucanes (1 à 3 %), de la cellulose (15 à 25 %), de l’amidon (17 à 29 %) et des protéines (14 à 18 %). Il contient aussi de l’acide férulique lié à l’arabinoxylane (0,3 à 0,5 %), des lignines (environ 3 %) et de l’acide phytique (4 à 5 %). Une proportion de minéraux est également signalée, mais cette fraction n’est pas organique. C’est un produit riche en polysaccharides structuraux, en amidon et en protéines.
Son de blé, comment recylcer et valoriser ?
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Fabrication d’aliments pour animaux
Le son de blé est un coproduit de la fabrication de farine, issu de la meunerie. Sa composition, riche en fibres structurales, amidon et protéines, en fait un ingrédient adapté à la fabrication d’aliments pour animaux. Les informations disponibles indiquent qu’il est majoritairement valorisé par les fabricants d’aliments pour animaux, où il est transformé en aliments composés ou utilisé comme aliment simple pour divers animaux. Cette filière lui offre ainsi un débouché industriel standardisé et organisé, avec des solutions de transport et de stockage adaptées. Son utilisation reste toutefois encadrée par sa teneur élevée en phosphore, qui limite son emploi dans certains aliments porcins NPr, ainsi que dans les aliments pour poules pondeuses, où des teneurs trop élevées peuvent nuire aux performances.
Élevage
Le son de blé est un coproduit issu du broyage du blé pour la production de farine. Riche en polysaccharides structuraux, en amidon et en protéines, il présente un intérêt direct pour la filière Élevage, car il peut être incorporé dans les rations des ruminants et des porcs. Les informations disponibles indiquent aussi qu’il peut être pressé en pellets pour faciliter le transport et la manutention. Cette valorisation offre un débouché industriel à un coproduit déjà identifié et permet de substituer partiellement des matières premières comme les céréales. Toutefois, les coproduits de blé n’ont pas tous la même composition : les différences en fibres, amidon et protéines influencent leur digestibilité et leur énergie digestible, ce qui invite à adapter leur usage selon l’espèce et le mélange utilisé.
Méthanisation
Le son de blé est un coproduit de l’industrie céréalière, issu de la minoterie, majoritairement composé de fractions organiques fermentescibles comme l’amidon, les fibres et les protéines. Cette composition en matière organique en fait un intrant pertinent pour la méthanisation, qui transforme les coproduits agricoles et agroalimentaires en biogaz et en digestat. Les informations disponibles indiquent que cette filière peut valoriser des matières riches en amidon ou en fibres, avec un débouché énergétique sous forme d’électricité, de chaleur ou de biocarburant, tandis que le digestat peut être utilisé comme fertilisant naturel. Toutefois, le son de blé dispose aussi d’usages concurrents, notamment en alimentation animale, et les déchets de minoterie présentent un potentiel limité pour cette filière lorsque les autres valorisations sont possibles.




