Dans un élevage porcin équipé d’une fabrique d’aliments à la ferme, le coût de l’alimentation pèse lourd dans la rentabilité. Réduire les achats de matières premières conventionnelles, sécuriser les approvisionnements et intégrer des coproduits agroalimentaires adaptés permet d’améliorer l’équilibre économique de la ration, à condition de raisonner la qualité, la régularité des flux et la logistique d’incorporation.

Chez Greenr, nous accompagnons les éleveurs et les acteurs de l’alimentation animale dans l’identification de coproduits valorisables pour l’alimentation porcine, en recherchant des solutions locales, tracées et compatibles avec les contraintes techniques des élevages. Cette approche s’inscrit dans la continuité de notre expertise en sécurisation des approvisionnements en matières organiques pour l’alimentation animale.

Pourquoi utiliser des coproduits en fabrique d’aliments à la ferme ?

La fabrique d’aliments à la ferme donne à l’éleveur davantage d’autonomie dans la formulation et dans le choix de ses matières premières. Cette souplesse ouvre la voie à l’utilisation de coproduits issus de l’industrie agroalimentaire, en complément ou en substitution partielle de certaines matières premières conventionnelles.

L’objectif n’est pas de remplacer mécaniquement une céréale par un coproduit “moins cher”. L’enjeu est plutôt de réduire les coûts de la fabrication d’aliments à la ferme en intégrant des matières qui conservent une vraie valeur nutritionnelle, tout en restant cohérentes avec l’équipement de l’élevage, la régularité des livraisons, la conservation et la formulation des rations.

Selon les cas, ces coproduits peuvent permettre de :

  • diminuer le coût matière de la ration ;

  • diversifier les sources d’approvisionnement ;

  • limiter la dépendance à certains marchés céréaliers ;

  • valoriser des ressources locales issues d’industries voisines ;

  • inscrire l’élevage dans une logique d’économie circulaire.

Réduire le coût alimentaire sans dégrader la performance

En alimentation porcine, une matière première ne se juge pas uniquement à son prix à la tonne. Elle doit être appréciée selon sa valeur d’usage réelle : composition nutritionnelle, matière sèche, appétence, stabilité, facilité d’incorporation, transport, stockage et régularité.

C’est pourquoi certains coproduits peuvent être économiquement intéressants dans une FAF, notamment lorsqu’ils sont disponibles à proximité de l’élevage et qu’ils remplacent utilement une partie des apports énergétiques de la ration. À l’inverse, un coproduit trop variable, trop humide ou difficile à distribuer peut coûter plus cher qu’il ne rapporte une fois intégrés les frais logistiques et les contraintes de conduite.

La bonne approche consiste donc à raisonner chaque matière selon trois critères :
sa valeur nutritionnelle, son coût rendu élevage et sa compatibilité avec l’outil de fabrication et de distribution.

Quels coproduits pour l’alimentation porcine ?

Parmi les coproduits particulièrement intéressants pour les élevages porcins équipés d’une fabrique d’aliments à la ferme, deux familles se distinguent :

Le lactosérum

Issu de l’industrie laitière, le lactosérum est un coproduit liquide qui peut présenter un intérêt économique et zootechnique dans certaines conduites, en particulier lorsque l’élevage dispose d’un outil compatible avec son incorporation.

Les écarts de pâtes crues ou cuites

Provenant de boulangeries industrielles, les pâtes crues et les pâtes cuites déclassées  peuvent constituer une source énergétique intéressante pour les rations porcines, sous réserve d’une bonne maîtrise de leur composition, de leur conservation et de leur régularité.

Ces coproduits ne doivent pas être abordés comme des commodités interchangeables. Leur intérêt dépend toujours de la qualité du flux, de l’analyse nutritionnelle et du contexte technique de l’élevage.

Les conditions de réussite pour intégrer des coproduits en FAF

Pour réduire durablement les coûts de la fabrication d’aliments à la ferme, plusieurs conditions doivent être réunies :

1. Sécuriser l’approvisionnement

Un coproduit n’est intéressant que s’il est disponible de façon suffisamment régulière. La continuité du flux est souvent aussi importante que le prix.

2. Vérifier la qualité et la conformité

Traçabilité, sécurité sanitaire, origine, constance de composition et adéquation à l’alimentation animale doivent être vérifiées avant toute intégration dans la ration.

3. Adapter la logistique

Stockage, manutention, humidité, transport et mode de distribution peuvent fortement influencer le coût réel d’utilisation.

4. Raisonner la formulation

Un coproduit n’a de sens que s’il s’intègre correctement dans une ration équilibrée. C’est la performance globale de la formule qui compte, pas le prix isolé d’un ingrédient.

Greenr accompagne les éleveurs dans la valorisation des coproduits

Greenr identifie, qualifie et sécurise des flux de coproduits issus de l’industrie agroalimentaire pour les orienter vers les débouchés les plus pertinents, notamment l’alimentation animale. Notre rôle consiste à rapprocher les besoins techniques des élevages et les gisements disponibles, en tenant compte de la localisation, de la régularité, de la conformité et de la valeur économique réelle des matières.

Pour les élevages porcins disposant d’une fabrique d’aliments à la ferme, cette approche permet d’explorer des solutions concrètes pour réduire les coûts de fabrication, tout en sécurisant les approvisionnements et en favorisant une valorisation locale des matières organiques.

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