Tomates
La tomate est une matière issue de la transformation industrielle de tomates crues. Elle apparaît au cours d’une chaîne de production qui comprend généralement la réception, le lavage et le tri, puis le broyage, le préchauffage, la réduction en pulpe, le raffinage et la concentration. Selon les étapes décrites, la matière peut se présenter sous forme de pulpe avant d’être ensuite stérilisée et conditionnée. Elle provient donc d’une activité de transformation de fruits et légumes, et correspond à une fraction obtenue pendant la fabrication de produits comme la pâte de tomates, la purée de tomates, la pulpe de tomate, le jus de tomate, ainsi que le ketchup et la sauce tomate. La matière est générée dans un procédé industriel standard, sans que les éléments disponibles ne permettent de préciser un cas particulier.
Composition organique
La tomate crue présente une composition organique dominée par l’eau, mais elle contient aussi des matières organiques en quantités modestes. Les données disponibles indiquent la présence de glucides, dont des sucres, avec également une faible teneur en amidon mesurée à 0 g/100 g. Elle apporte par ailleurs des protéines et des lipides en faibles proportions. La fraction fibreuse est bien identifiée : les fibres de la tomate sont essentiellement localisées dans la peau et les graines, et elles sont composées de celluloses, d’hémicelluloses et d’un peu de pectines. Les valeurs recueillies montrent ainsi une matière organique légère, structurée principalement par des glucides simples et des polysaccharides fibreux, avec des teneurs réduites en protéines et en matières grasses.
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Extraction de molécules d’intérêt
La tomate utilisée ici correspond surtout à des coproduits de transformation, notamment les pelures, les graines et, plus largement, les résidus de fruits. Cette matière présente un intérêt clair pour l’extraction de molécules d’intérêt, car elle concentre des composés à forte valeur comme le lycopène, des caroténoïdes, des polyphénols, des fibres, ainsi que l’huile des graines. Les graines sont particulièrement riches, avec 24,5 % de protéines et 28,1 % de matière grasse, tandis que les pelures montrent aussi une activité inhibitrice élevée. Cette voie est donc recherchée pour produire des ingrédients concentrés, purifiés et vendables à forte marge, avec des usages en cosmétique, nutraceutique et protection des plantes. Les extraits doivent néanmoins être adaptés à l’application, avec des essais de stabilité et de formulation, notamment pour la cosmétique.
Fabrication d’aliments pour animaux
La tomate, issue de la transformation agroalimentaire, se présente surtout sous forme de coproduits riches en eau, en fibres et en sucres résiduels, avec une faible teneur en amidon, en protéines et en lipides. Cette composition explique un intérêt réel mais ciblé pour la fabrication d’aliments pour animaux. Les pulpes et marcs de tomate sont déjà utilisés en alimentation animale, notamment pour les ruminants, les porcs et les volailles. Les valeurs disponibles montrent une énergie métabolisable de 2 040 kcal/kg MS pour les ruminants et jusqu’à 2 620 kcal/kg MS pour les porcs adultes. En revanche, la forte teneur en fibres, notamment en lignine, limite l’emploi pratique, surtout en alimentation porcine et avicole.
Méthanisation
La tomate issue de l’industrie agroalimentaire peut être considérée comme un biodéchet organique très humide, composé surtout d’eau mais aussi de glucides simples, de fibres et de faibles quantités de protéines et de lipides. Cette composition, associée à sa biodégradabilité, en fait une matière adaptée à la digestion anaérobie. La méthanisation permet alors de transformer ces volumes en biogaz et en digestat, tout en valorisant des flux qui ne trouvent pas d’usage à plus forte valeur. Les données disponibles indiquent aussi qu’un gisement important existe, comme dans l’éco-serre de Lapouyade, où la production de tomates s’inscrit dans un système alimenté par la méthanisation. La forte teneur en eau impose toutefois d’intégrer cette matière dans un fonctionnement adapté aux biodéchets humides.



