Os

Type de matière organique : Producteur :

Les os sont un sous-produit issu des abattoirs et, plus largement, du secteur des sous-produits animaux. Ils apparaissent au moment de l’abattage et de la transformation des carcasses, lorsque certaines fractions, comme les os, sont séparées du produit principal. Les informations disponibles indiquent que ces matières peuvent ensuite entrer dans des activités de transformation des os, ainsi que dans la fabrication de gélatine. Dans le langage du secteur, les os font partie des coproduits alimentaires issus du « 5e quartier », avec d’autres fractions comme le sang et le gras. Il s’agit donc d’une matière générée en aval immédiat de l’abattage, dans le cadre de la séparation des différentes parties de l’animal après la découpe.

Composition organique

L’os présente une composition organique dominée par une matrice protéique, associée à une fraction lipidique variable selon le produit considéré. Les informations disponibles pour l’os à moelle indiquent une teneur en protéines de l’ordre de 1,1 à 4 g/100 g et une teneur en lipides élevée, comprise entre 65 et 89 g/100 g. Les glucides sont très faibles, autour de 1 à 1,7 g/100 g, avec des sucres quasi nuls à 0,01 g/100 g. L’os est constitué d’une charpente protéique, rigidifiée par du calcium.

Os, comment recylcer et valoriser ?

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Fabrication d’aliments pour animaux

L’os d’abattage est un sous-produit issu des abattoirs, dont la valorisation en fabrication d’aliments pour animaux repose surtout sur sa fraction organique. Les informations disponibles décrivent une matrice protéique associée à une teneur lipidique variable ; pour l’os à moelle, les protéines sont faibles à modérées, autour de 1,1 à 4 g/100 g, tandis que les lipides sont très élevés, entre 65 et 89 g/100 g. Cette composition peut intéresser la filière comme source de matière organique et de lipides, avec une possibilité de transformation industrielle après broyage et dégraissage. Toutefois, la valorisation alimentaire reste encadrée : seuls les sous-produits de catégorie 3 peuvent être utilisés sous réserve d’un traitement adapté, et les matières crues doivent être réfrigérées ou acheminées rapidement vers une installation autorisée.

Fertilisation

L’os est un coproduit d’origine agroalimentaire dont la composition organique repose sur une charpente protéique, avec une fraction lipidique variable selon le produit. Pour la filière fertilisation, son intérêt tient surtout à sa transformation en poudre d’os, décrite comme un amendement riche en calcium et phosphore, utilisable pour l’alimentation des sols et des cultures. Les os proviennent d’abattoirs puis subissent un traitement qui permet de produire de la poudre d’os bruts ou calcinés. En revanche, la poudre d’os étuvés nécessite un matériel plus coûteux, ce qui peut limiter certaines options de valorisation. Cette filière apparaît donc crédible pour un usage agricole, avec une logique de valorisation industrielle.

Méthanisation

L’os est un coproduit issu des déchets d’abattoirs. Sa composition organique repose sur une matrice protéique associée à une fraction lipidique variable, avec des teneurs en lipides particulièrement élevées pour l’os à moelle. Cet apport en matière organique peut présenter un intérêt en méthanisation, qui transforme des matières organiques en biogaz et en digestat. Les déchets d’abattoirs, dont les os broyés et les restes de carcasses, sont mentionnés comme valorisables, mais avec un prétraitement nécessaire. En pratique, la méthanisation constitue donc une voie de valorisation possible, surtout en mélange avec d’autres fractions fermentescibles. Toutefois, les informations disponibles indiquent aussi que les os sont peu méthanogènes seuls, ce qui limite leur intérêt pris isolément et la part minérale importante notamment de calcium reste un frein pour la filière.

Les autres matières organiques

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