Coquilles d’oeufs
Les coquilles d’œufs sont un coproduit de l’industrie agroalimentaire, majoritairement issu des casseries. Elles sont générées lors de la transformation des œufs coquilles ou des œufs liquides, dans le cadre de la fabrication de produits transformés à base d’œufs. Selon le procédé, la transformation peut avoir lieu avec ou sans cassage de la coquille, et ne correspond pas nécessairement à un traitement thermique. Cette matière apparaît donc à une étape de production ou de transformation des œufs, lorsqu’ils sont préparés pour devenir des ovoproduits ou d’autres produits transformés. En France, les coquilles d’œufs représentent un flux identifié de cette activité, constitué après séparation des œufs du produit recherché.
Composition organique
La coquille d’œuf présente une fraction organique très limitée. D’après les informations disponibles, elle contient environ 3,3 % de protéines et, selon une autre source, autour de 3,5 % de matrice organique. Cette matrice organique regroupe près de 900 protéines différentes, dont une vingtaine ont montré une activité antimicrobienne expérimentalement. Le reste de la coquille est majoritairement minéral ; la part organique, bien que faible, constitue donc essentiellement un ensemble protéique associé à une très faible teneur en eau. Aucune autre catégorie de composés organiques, comme des lipides, des glucides ou des fibres, n’est explicitement mentionnée dans les données fournies pour la coquille d’œuf.
Coquilles d’oeufs, comment recylcer et valoriser ?
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Extraction de molécules d’intérêt
La coquille d’œuf est un coproduit agroalimentaire majoritairement minéral, composé d’environ 96 % de carbonate de calcium. La fraction organique est faible, autour de 3,3 à 3,5 %, mais elle réunit près de 900 protéines, dont une vingtaine ont montré une activité antimicrobienne. Dans une logique d’extraction de molécules d’intérêt, cet ensemble protéique constitue donc la principale fraction à cibler, tandis que la matrice minérale peut aussi être valorisée sous forme de carbonate de calcium biosourcé après séparation et broyage fin. Les procédés reposent sur un traitement mécanique sans produits chimiques, avec une récupération d’environ 97 % de coquille et 3 % de membrane. La matière est disponible en volumes importants, puisque 40 000 tonnes finissent chaque année épandues ou incinérées en France.
Industrie
La coquille d’œuf est un coproduit issu des casseries et de l’industrie agroalimentaire, dont la fraction organique reste très faible, autour de 3,3 à 3,5 %. Son intérêt pour la filière Industrie tient surtout à sa richesse minérale : elle peut être transformée en matière première industrielle pour les peintures, revêtements de sol, caoutchouc, composites ou verre. Les coquilles sont décontaminées, séparées puis broyées finement de manière 100 % mécanique afin d’obtenir deux produits à haute valeur ajoutée. Cette valorisation permet de substituer des minéraux vierges par un carbonate de calcium recyclé et décarboné. Elle présente aussi un enjeu de volume important, avec environ 200 000 tonnes générées chaque année en Europe.
Fabrication d’aliments pour animaux
Les coquilles d’œufs sont un sous-produit animal de catégorie 3, issu de l’industrie agroalimentaire, et elles peuvent être orientées vers la fabrication d’aliments pour animaux après transformation adaptée. Dans cette filière, leur intérêt est surtout lié à l’apport en calcium et à la substitution d’ingrédients minéraux achetés. Les informations disponibles mentionnent une valorisation des coquilles broyées pour l’alimentation des animaux de compagnie et d’élevage, ainsi qu’un usage en BtoB après séparation de la membrane et de la poudre de coquille. Cette valorisation reste toutefois soumise à des conditions sanitaires : les coquilles doivent être éliminées ou utilisées par un procédé empêchant le risque biologique. La valeur unitaire est inférieure à celle d’ingrédients premium, mais la filière est régulière et industrielle.


